23/06/2005

Chapter two...

Bon, je ne sui pas restée jusqu'à 3h00 a taper... mais je vous offre quand même le second chapitre de mon histoire. Sinon je me suis couchée à 4h00 pour finir le chap 3 et commencer le 4 ( le tout sur papier)... Bonne lecture
 
 
 
 
 

Chap 2 Le Reveil

« _Ca y est maître Anrita, nous y sommes arrivés… Enfin il vit.

_Bien, voyon comment il se debrouille. Tu me comprends ? »

Unh, euh, je suis où là ? Qui sont ces gens ?… Qui je suis ?… Je ne me souviens pas d’être arrivé ici… D’ailleurs je ne me souviens de rien…

« _Maître… Il paraît désorienté…

_C’est normal… il vient de naître… »

Que racontent-ils, je ne connais pas cette langue… pourtant… pourtant je comprends ce qu’ils disent… C’est comme si j’étais dans leur tête… « Qui êtes vous ? ». Je n’ai pas parlé.

_C’est un télépathe maître ?

_Il me semblerai bien que oui…

_Et vous pouvez « communiquer » avec lui ?

_C’est ce que nous allons tester. Voyons voir jusqu’où son « don » c’est développé.

_C’était un corps très puissant… Vous n’avez pas peur d’être enfermé ?

_Enfermer l’esprit de quelqu’un demande énormément d’expérience… C’est comme demander à un nouveau-né de battre un champion d’arène. Il ne le pourra jamais, et ce, même si son père est le plus grand guerrier du monde. Non Tamas, tu n’as rien à craindre… A nous deux jeune homme, ton nom est Thoth. Tu devrais être fier de porter ce nom. C’est le nom d’un dieu, un dieu issu d’une religion si ancienne qu’il n’en reste nulle trace…

Je m’appelle Thoth ? Je ne me souviens pas, c’est étrange, des images tourbillonnent dans ma tête… sans aucun lien les unes avec les autres. Je ne me rappelle pas avoir vécu ce que je vois. Ces deux hommes devant moi, je ne les connais pas… Je n’arrive pas à leur accorder ma confiance : ils sont foncièrement mauvais.  Il émane d’eux une aura malfaisante, tellement forte que je peux la voir. Ce sont des démons. « Anrita, le Chaos ; Tamas, les ténèbres », c’est une voix dans ma tête, elle me répète ces noms inlassablement depuis que j’ai ouvert les yeux.

Le dénommé Anrita essaye d’entrer dans ma tête, je sens ses ondes négatives qui coulent sur mon cerveau. « Enferme le ! Enferme le !… Enferme les tous les deux » c’est la voix qui scande… Comment fait-on ? La voix se fait douce, mielleuse… Alors je me laisse guider. J’ai peur, mais j’ouvre mon esprit au maître et à son apprenti, comme le dit la voix, je sui ses instructions. Tout à coup je bloque toute communication entre nos trois corps, le maître et son valet tombent comme des masses, inanimés. Sont-ils morts ? La voix n’est plus là, elle aussi s’est évanouie. Je suis à nouveau seul. Que s’est-il passé ? Je suis allongé sur une table, des tubes sont greffés à mon corps, ils y injectent un liquide rougeâtre… Mais ce n’est pas du sang. Toute la salle est recouverte de runes et d’une écriture étrange faite de symboles et de lettres. Les dessins sur mon corps entrent en continuité avec ceux de la table… Qu’ont-ils fait de moi ? Si seulement je pouvais savoir ce qui m’est arrivé. Je suis amnésique, pourtant toutes ces choses autours de moi me semblent familières. Je sais exactement à quoi sert tel ou tel objet… Mais je me sens comme étranger à mon corps.

Je peux voir la lune à travers l’une des lucarnes, c’est donc la nuit. Je frissonne, un courant d’air glacé parcours la pièce et je suis complètement nu. Aucun vêtement en vue… Je prends ceux d’Anrita, apparemment il n’en aura plus besoin. J’ai à peine le temps de me vêtir que l’on frappe à la porte. « Maître Anrita, le roi vous sollicite une audience ». La voix s’est réveillée, elle me dit d’ouvrir et de me faire passer pour le maître. Sans trop savoir pourquoi je lui obéis.

Je suis l’homme le long de couloirs sombres et interminables. L’obscurité menace d’engloutir la faible lumière de la torche que mon guide brandi. Au bout d’un temps qui me paraît une éternité, la configuration des lieux change du tout au tout. Les murs sont drapés d’épaisses tentures rouges et pourpres et des flambeaux sont disposés à intervalle régulier. Après les ténèbres dont je viens de sortir, cette débauche de lumière m’aveugle. La salle du trône est immense, quatre ou cinq cent mètres de long pour au moins trente de large. Je me demande comment le tout peut tenir : aucune poutre, aucune colonne ne viennent soutenir l’édifice. Pour illuminer le tout des centaines de lustres en cristal flamboient comme des diamants. D’immenses baies vitrées offre le panorama saisissant d’une ville qui ne semble jamais dormir.

Quand j’arrive devant le roi je sais déjà tout ce qu’il y a à savoir. Encore une fois j’en ignore le mécanisme, mais je parviens à saisir des brides d’informations. C’est comme une capacité innée, et je sais que je dois la garder secrète… Sous peine de quoi ? Je ne sais pas, mais ce ne doit pas être très agréable à ce que j’en devine à travers les menaces voilées de leurs pensées. Les nobles qui forment la cour du monarque craignent le maître Anrita et s’écartent respectueusement de moi. Ils sont ridicules, j’ai beaucoup de difficultés à différencier les hommes des femmes tellement ils sont fardés. Je fais tâche avec mes vêtements sombres et austères. Sous leur beauté d’anges artificiels, je capte leurs intrigues sournoises. Je m’incline respectueusement devant le trône.

_Majesté, souverain de Fulenuz. Je me tiens à vos pieds dans cette humble posture. Ordonnez, j’obéirai. Les mots sortent eux-mêmes de ma bouche.

_Seigneur Anrita, je tenais à vous informer personnellement que l’opération menée sur Kongen s’est déroulée à merveille. Les runes que vous avez placées sur le corps de mes soldats se sont révélées très efficaces face à leur science rudimentaire de la magie. Nous pourrons bientôt en équiper toute l’armée. Combien de temps cela vous prendra t-il pour équiper mes hommes ?

_Je ne sais pas encore Majesté. Il me faut d’abord examiner les survivants. Quelques mois tout au plus, mais je doute que tous puissent supporter ces marques. Seuls des guerriers d’élite en sont dignes, d’autres périraient.

_Nous verrons cela en temps voulu. J’ai fait ordonner à mes hommes que l’on vous envoie les prisonniers. Je crains qu’il y en ait fort peu. Attendez…

Un page, qui s’est approché à l’arrière du trône, chuchote quelques phrases au souverain.

_Malheureusement Seigneur Anrita, vos prisonniers viennent de se donner la mort. Nous ignorons comment cela a t-il put se produire. Si cela ne vous dérange pas, je suggère de les remplacer par quelques détenus des cachots royaux.

_C’est inutile Seigneur, leurs corps feront tout aussi bien l’affaire. Je vous remercie de votre bonté Majesté et demande la permission de regagner mes quartiers.

_Faites

Je me retire sous les regards venimeux des nobles pour disparaître dans l’ombre. Personne ne s’est aperçu de la supercherie.

********************Fin du Réveil.**************


00:00 Écrit par Kitishin | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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